Un ça va, deux c’est trop
La nuit est glaciale. Jim et Jeff sont emmitouflés dans une parka fourrée noire qui absorbe la pâle lueur des réverbères. De sa main gantée, Jim rajuste son bonnet pour se protéger des rafales de vent. Les pieds trempés par leur longue station dans un amas de neige sale fondue, il étouffe un juron. Les deux frères sont dissimulés derrière de vieux containers qui répandent dans la ruelle déserte une odeur de pourriture et de rat crevé. Des ombres épaisses leur collent à la peau, comme un manteau d’angoisse trop serré.
